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samedi 29 mars 2014

Us, Usufruit, Usurpation ...

N'est-il pas étonnant que l'on puisse s'approprier un terme, une tournure de phrase, un slogan, un symbole au point d'en rendre l'utilisation impossible ensuite par les autres ?...

Sur la propriété, Wikipedia nous dit :
"La propriété est un droit qui s'exerce sur un bien meuble ou immeuble, corporel ou incorporel. Elle se divise traditionnellement en trois droits réels :
  • le fructus : le droit de recueillir les fruits du bien;
  • l'usus : le droit de l'utiliser;
  • l'abusus : le droit d'en disposer c'est-à-dire de le détruire en tout ou partie, de le modifier, ou de le céder à un autre.
Ces trois droits peuvent être séparés, démembrant la propriété. Il peut en résulter un usufruit, un usage, une emphytéose ou une servitudeLe propriétaire peut supporter différentes servitudes, souvent anodines (comme l'obligation de laisser passer les ondes radios), mais parfois plus contraignantes (droit de passage). Le propriétaire est responsable de ses propriétés, notamment en cas de dommage sur autrui."
D'ailleurs la propriété figure dans la déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen, comme étant un droit naturel imprescriptible.


Est-il possible d'utiliser le symbole de l'arc en ciel parce qu'on s'intéresse aux phénomènes météo, ou à la perfection de l'arc de cercle, sans avoir l'air de faire un sous-entendu au mouvement gay ?


Est-il possible de commencer une phrase par "Et si... ?" parce qu'en français cette tournure est la plus simple pour émettre un doute sans donner simultanément l'impression d'agiter les paupières ? C'est tout l'art de Nicolas Bordas, communicant et publicitaire, d'avoir su "labelliser" cette phrase au point d'en acquérir quasiment l'exclusivité...


Est-il possible de faire preuve de générosité simplement par humanité et sans avoir le sentiment de revendiquer une appartenance politique ? Le coeur peut-il être l'objet d'un monopole ?


Est-il possible de mettre le mot "vert" dans une phrase sans faire référence aux mouvements  écologistes ? (Le rouge, couleur du communisme, a désormais perdu de sa signification... il s'en ait fallu de peu que le crocodile de Lacoste ne passe pour un communiste écologiste et altermondialiste ! Boudu ! Sauvé des eaux !)

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Et si on soignait son innocence, son intelligence et ce qui fait sens (et l'identité pour citer Whitman) le coeur libéré dans une verte prairie baignée d'un arc en ciel ? ;-)


mercredi 19 mars 2014

des façons de "voir le monde" : Spinoza par raphael Enthoven

Raphael a l'air d'un ange et ses paroles sont de velours.


N'est-il pas étonnant (et je soustrais Raphael Enthoven de ce soupçon puisque je ne l'ai jamais entendu énoncer ce type de fantasme) que les philosophes entendent soumettre les autres domaines (les sciences sociales, humaines, les sciences tout court) à leur diagnostic ?
Et si les mathématiques se mettaient à décortiquer la philo comme un simple agrégat confus de postulats non démontrés (ou plus ou moins mal démontrés) ? et si la sociologie s'autorisait à s'émanciper du carcan rigide de la philo ? et si la réalité était plus diffuse, plus ontologique, plus glissante telle un savon humide au bord d'une piscine ? et si la théorie était plus construite, plus aboutie, plus élaborée, plus rigoureuse, plus incontestable que les considérations stériles de la philo ?

Considérant que la technologie s'affranchit des frontières et des frontières de la pensée, considérant que la science ne "pense pas" ("science sans conscience n'est que ruine de l'âme") car ce n'est pas son propos (la science dans une posture plus humble ne se soustrait ni à la conscience, ni à la morale, ni au droit), et interrogeant les philosophes sur leurs aptitudes à appréhender (en "temps réel") le monde innervé de technologie dans lequel ils vivent, n'est-il pas agaçant de constater que nombre de philosophes ne comprennent pas qu'il doivent simplement "participer" ou "collaborer" au (=apporter leur pierre à l'édifice du) monde dans lequel ils vivent sans prétendre à en avoir une vision panoptique ?
Interrogeant des philosophes sur la mondialisation des technologies qui inondent notre monde (notre univers est rempli -et sera encore plus rempli- d'objets technologiques non assujettis à des réglementations françaises ou européennes, issues de législation régionale), comment peuvent-ils encore penser "séparément" de cette réalité, en se positionnant au-dessus, ou à l'extérieur pour exercer une sorte de souveraineté philosophique ?
Si l'on m'enlève le coeur pour le remplacer par un coeur électronique, ou par un coeur technologique, suis-je encore moi ? si je rencontre mon clone au coin de la rue, qui suis-je et qu'est-ce qui me caractérise ? si je remplis mon corps de prothèses et d'agrégats technologiques (puces et capteurs) où se trouve mon moi profond : dans ma tête seulement ? est-ce que mon âme serait réduite à ma tête ? dois-je modifier le contenu de ma tête ? dois-je assujettir ma tête à un corpus de savoir "acceptés" et normatés (y aura-t-il une norme garantissant le contenu de ma tête)? dois-je adhérer à une pensée "normale" relativement à la majorité issue d'indicateurs statistiques (à la "majorité" d'individus de la catégorie sociale à laquelle j'appartiens)  ? dois-je remplir ma tête d'un ensemble de données "certifiées et contrôlées" ? 
la philosophie peut-elle s'affranchir de ses limites pour se positionner au-dessus ? pour offrir un regard pensant "le tout" quand elle n'est que "une partie" ?
Peut-on raisonnablement ramener le monde à soi sans risquer de le réduire inexorablement en deça de son étalement plus large ? et si le monde était plus "infini" de sorte que l'entendement humain ne pouvait réellement le saisir ? (#poetryisnotdead)






Les derniers géants d'une certaine idée de la France





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souviens-toi...
on allait à Mach 2, toujours plus haut, entre 16000 et 18000 m d'altitude.
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Dimanche 2 mars 1969, un bel oiseau blanc fend pour la première fois le ciel toulousain. André Turcat aux commandes, le Concorde vole 29 minutes. 45 ans plus tard, le supersonique mythique effectue ce matin son dernier voyage. Des équipes d’Airbus vont le tracter, sur 500 mètres, entre l’usine Lagardère (celle de l’A 380) et sa dernière demeure, le futur musée de l’aéronautique Aéroscopia, à Blagnac.

Le bel oiseau blanc va être tracté ce matin entre l'usine Lagardère et le musée. /Photo DDM, archives Xavier de Fenoyl.

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Wikipedia : Le France (rebaptisé Norway en 1979, puis Blue Lady en 2006) est un paquebot transatlantique construit aux  chantiers navals de Saint-Nazaire, où il fut mis à l'eau, le , en présence du président de la République française, le Général de Gaulle. Il fut pendant une longue période le plus grand paquebot du monde, surnommé le « petit frère du Normandie ».

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il y aurait presque de quoi préférer s'évaporer... ben justement, à ce propos, on était dans le vol qui a disparu des écrans radar au-dessus de la mer de Chine : on est peut-être dans les îles Andaman, ou peut-être pas, ou peut-être a-t-on disparu dans le triangle des Bermudes... Adieu !


samedi 8 mars 2014

Mensonge par omission





wikipedia
Le mensonge par omission consiste à diffuser ce qui, parmi le réel ou le probable, convient aux fins poursuivies, tout en omettant ce qui nuit à ces fins. Comme ce qui est affirmé est vrai, ou du moins pos­sible, son image est acceptée dans les croyances. Mais comme cette image manque de ce qu'on omet, les associations mentales de la cible remplis­sent les blancs, transforment les omissions en non-existence, et lient cette non-existence à la croyance, avec l'intensité de croyance en ce qui est accepté. Le mensonge par omission apporte donc double béné­fice à l'action de communication: une mémorisation de ce qui convient au communicateur, plus la négation de ce qu'il veut qu'on ignore. [...] Un avantage important du mensonge par omission est qu'il n'est pas facile à déceler.
En effet, le menteur par omission ne semble pas mentir, surtout si on croit naïvement que « mentir » se limite à affirmer ce qu'on sait faux, et n'inclut pas le refus d'énoncer ce qu'on sait vrai et im­por­tant. Or ce refus est difficile à prouver, car il ressemble à d'autres omis­sions de ce qui est vrai.
En effet : 
1) On peut ignorer une partie du vrai, par malchance ou incompétence ; 
2) On peut ignorer ou sous-estimer l'importance d'une partie du vrai, et donc préférer occuper le temps limité des messages à diffuser d'autres vérités. 
Alors, le mensonge par omission peut être accompli impunément : on ne pourra pas prouver que le communicateur savait ce qu'il n'a pas dit, ni surtout prouver qu'il savait important ce qu'il n'a pas dit ou ce qu'il a empêché de dire. Le mensonge par omission est donc un mode de communication favori des manipulateurs du public. La grande extension de cette pratique a d'ailleurs une conséquence souvent comique : la langue de bois des politiciens et journalistes. En effet, l'efficacité du mensonge par omission nécessite que ce qui a été omis reste omis durant toute l'action médiatique en cours. Et puisque ces actions poursuivent souvent des buts à long terme, les vérités à omettre s'accumulent : on arrive peu à peu à une situation déjà décrite dans Le Barbier de Séville, où les médias doivent omettre tant de sujets qu'ils se limitent à traiter de météo, de sport, de l'étranger, de l'huma­nitaire, et de toutes les demi-vérités qu'ils sont chargés d'imposer.

David Vincent les a vus lui aussi : c(h)ampagne !



The Invaders: Alien beings from a dying planet. Their destination: The Earth. Their purpose: To make it their world. David Vincent has seen them. For him it began one lost night on a lonely country road, looking for a short-cut that he never found. It began with a closed deserted diner and a man too long without sleep to continue his journey. It began with the landing of a craft from another galaxy. Now, David Vincent knows that the Invaders are here, that they have taken human form. Somehow he must convince a disbelieving world that the nightmare has already begun…



Histoire de la psychanalyse d'hier à aujourd'hui (pour les nuls)


Adam

Noe
File:Ivresse de noe.jpg

mardi 4 mars 2014

la vie à deux

Une boutaaade, des salaaades, un grand malaaade, une promenaaade, des ballaaaades, ...


mardi 4 février 2014

Recette : Moocs à l'américaine (design signé Bill Gates)


Les Moocs sont désormais envisagés pour lutter contre l'échec scolaire. Véritable levier d'enseignement dans un cadre scolaire ou périscolaire, la video ci-dessous est un exemple réussi de Mooc donnant envie d'en savoir plus, en particulier sur la table périodique des éléments chimiques... Voilà une façon attractive d'aborder la physique et la chimie ! (#yaka faire la même chose en français)


En plus, tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sujet sans oser le demander a une réponse (lire ici) !

dimanche 2 février 2014

Innovation : étape 1

Avec un peu d'imagination, quelles applications intéressantes (et peut-être même utiles) pourrait-on faire avec cette technologie ? 



Lève toi !


Pierre Rigal, magnifique artiste à découvrir. Bientôt à l'Opéra Bastille.

mardi 28 janvier 2014

Les disquettes d'antan atteintes d'Alzheimer

On est parfois surpris de certaines réactions du genre humain.
Il y a 10 ans, dans une entreprise, lorsque le management envisageait de produire un trombinoscope, il était fréquent de voir les personnes concernées rechigner à donner leur photo. Donc qu'une interface commune existe dans laquelle les quidams mettent de leur plein gré leur autoportrait accompagné de photos privées et du descriptif commenté de leurs dernières sorties, paraissait inimaginable... Pourtant Facebook a vu le jour provoquant l'engouement des internautes désireux de s'exprimer et de se mettre en lumière !
Jusqu'à se rendre compte que le référencement de leurs données pouvait devenir un problème lorsque l'oubli nécessaire à l'évolution n'existait pas, ce qui impliquait de créer des outils tels que Snapchat (lire ici) dont le principe repose justement sur la fugacité des échanges (correspondant à une forme d'expression orale et non écrite).

Or, il est malgré tout plus fréquent de déplorer l'obsolescence des solutions techniques que leur pérennité ! Si la biodiversité est appréhendée dans son écosystème naturel à protéger, il n'en va pas de même pour "l'infodiversité" que l'on fait rentrer au chausse-pied dans des solutions toujours plus vastes, plus standards, plus uniformes, plus centralisée.
D'où un réel problème : la dématérialisation des données va-t-elle engendrer une perte (irrémédiable) des données, de leur contexte, des "preuves" et éléments connexes relatives à ces données ? Les données stockées (sans les imprimer) il y a 15 ans dans une vieille disquette (floppy disk), ou dans un CD-rom il y a 10 ans, sont-elles irrémédiablement perdues ?
Votre collection de CD de musique constituée au fil des ans, des anniversaires et des Noels, est-elle vouée à finir chez un brocanteur, voire comme votre minitel dans un amusant musée vintage (celui des années N-10) parce qu'il n'y aura plus d'appareil pour lire ces CD ?
Certains scientifiques s'inquiètent de la perte des données (lire ici) qui seraient liées à un support obsolète. Le papier lui ne disparaît pas aussi vite et présente toujours des avantages indéniables !




Bergson s'était intéressé en 1896 à la dualité Matière-Mémoire (lire résumé wikipédia ici). Cette dualité a-t-elle du sens en ce qui concerne les objets en matière numérique ?
Si la matière contient de l'information (cette idée récente en sciences est très bien expliquée par Igor et Grichka Bogdanov dans leur livre la fin du hasard (paru chez Grasset) qui sont à l'histoire contemporaine des sciences ce qu'Alain Decault a été à l'histoire de l'ORTF : des conteurs d'exception !), donc si la matière contient de l'information, y a-t-il une zone physique de stockage de l'information, et par suite y a-t-il une zone de mémorisation de l'information ?
Chez Bergson, l'âme est le réceptacle du passé et le corps celui du présent. L'âme ancrée dans le passé contemplerait le présent en spectatrice.  
De sorte que les données seraient co-substantielles du support qui les contient. Les amateurs de disques Vinyles estiment bien souvent que certains enregistrements musicaux ont un petit supplément d'âme sur un support moins récent que sur un support réputé de meilleure qualité.
La théorie de l'information distingue 2 choses : l'information d'une part et son adresse d'autre part.
Mais s'il semble difficile d'envisager d'ajouter à ce couple un paramètre "temps" ou "contexte", peut-être faudra-t-il faire évoluer la notion "d'adresse physique" vers celui "d'adresse spatio-temporelle" pour re-produire un contenu dans son exhaustivité !
(On se rassure : un adressage spatio-temporel est actuellement un pur délire de science-fiction  ! )



mercredi 22 janvier 2014

Internet des objets et objets connectés

L'Internet des objets vient à peine de décoller que l'on imagine déjà de multiples applications :
- réfrigérateur capable de lister les denrées qu'il contient et leurs dates de péremptions (bien pratique pour faire ses courses, pour éviter le gaspillage alimentaire...) ;
- système de chauffage régulé ;
- système d'éclairage optimisé ;
- capteurs corporels pour une meilleure gestion de son corps (glycémie, rayons UV, dépense calorique, etc.) ;
- capteurs multiples sur son automobile pour améliorer la sécurité, la consommation d'énergie, la pollution créée, tant chimique (émission de polluants atmosphériques) que sonore ;
- ...


Or qu'allons-nous faire de toutes ces données : les supprimer au fur et à mesure ? en conserver certaines ? qui aura accès à ces données ? un Etat interventionniste aura-t-il accès à ces données personnelles (un médecin jugera-t-il pertinent d'avoir accès au capteur de glycémie de son vieux patient diabétique) ?
Donc bien entendu la traçabilité de ces données risque de nous confronter à des problématiques nouvelles, liées à la cyber-surveillance et à notre cyber-liberté individuelle... Combien y aura-t-il d'affaires ConnectedLeaks liées à des usages non souhaités de ces données ?

La deuxième implication majeure consiste à définir notre responsabilité face à ces données : lorsque la vie d'un individu est en jeu et que l'on pourrait le savoir via les informations émises par ces capteurs, devons-nous nous en occuper ? si un patient meurt alors que les objets connectés qu'il utilise donnent un faisceau d'éléments permettant de le savoir, sommes-nous responsables ? Si un automobiliste a une conduite à risque d'après les indications fournies par les capteurs qui équipent sa voiture, faut-il l'empêcher de conduire (si l'on sait qu'il a une forte probabilité d'avoir un accident) ?

Un article de 2012 faisait le point sur les applications déjà en usage :
http://frenchweb.fr/enquete-repandre-ses-donnees-personnelles-la-nouvelle-tendance/87717

La série américaine "Person of interest" qui imagine une machine capable de discerner les personnes en danger (en centralisant toutes les informations émises par les caméras de surveillance et les capteurs) est-elle dans l'anticipation la plus folle ou juste à peine un peu en avance ? ;-)


mardi 14 janvier 2014

Nouveau : le premier crayon mobile pour être le plus professionnel !

Dans un article récent ( http://urls.fr/tmn ), on peut lire une liste des mots les plus utilisés en 2013.



L'article préconise de supprimer, dans la mesure du possible un certain nombre de mots (comme : clé, important, innovant et significatif par exemple).
Le conseil est judicieux : d'une part ces mots ont perdu de leur force en raison de leur trop grande fréquence, d'autre part ils donnent au lecteur / à l'auditeur une impression de lassitude (déjà-dit, déjà-vu, déjà-lu, déjà-su...). On pourrait ajouter que les professionnels relèvent aussi dans cette utilisation frénétique de ces mots très courants ou usuels une forme de négligence ou de fainéantise, voire de complaisance, de démagogie, etc.

Ce qui est plus remarquable, c'est de se demander si en français ce serait exactement les mêmes mots qui remonteraient dans cette "short list" (aïe, un Claude Hagège serait très désappointé de cette terminologie, mais une liste courte aura-t-elle la même signification que "short list" et ne manque-t-il pas parfois des mots en français, entérinés par les usages ? :-) ) : est-ce que des mots comme "significatif" sont si fréquents dans la presse française ?
De plus, on notera que ces mots relèvent tous du vocabulaire du management, de l'entreprise et du monde de la communication. Chaque domaine a son vocabulaire et ses tics langagiers : avec un texte d'informaticiens sous les yeux, on relèverait plutôt des mots comme "impacter", "innovant", "intelligent" (intelligent, c'est la cerise sur le gâteau... ces dernières années, on a eu tendance à attribuer ce qualificatif à tout et à n'importe quoi, y compris à des objets très peu doués d'intelligence : un objet électronique était qualifié d'intelligent, un objet connecté également, un objet "espion" capable de traquer nos usages aussi !).

Faut-il en conclure que tous les internautes se prennent pour des communicants, susceptibles de donner leur avis sagace sur ce qu'il convient de dire et de faire sur Internet ? Et vivons-nous dans un monde de managers : devenus tous managers, qui reste-t-il pour "faire" le boulot pour de vrai ? pas ceux qui nous lisent puisqu'ils sont aussi managers...




vendredi 3 janvier 2014

Qu'est-ce qui fait la grandeur de la France ? ses mathématiciens !

En écoutant les voeux du Président de la République, expliquant que le tableau n'est pas si sombre et qu'être français est une chance, on peut se demander quelles spécificités caractérisent les citoyens français : dans quel domaine peut-on se vanter d'être bien classé ?
En sport : malheureusement ce n'est pas flagrant ; en économie : les résultats ne sont guère probants ; en optimisme : on est bon dernier...

Et pourtant, il y a bien un domaine dans lequel nos succès sont incontestables ... ce sont les mathématiques et peu d'entre nous le savent !
Si on regarde la liste des prix Nobel de Physique ou de Chimie, nos chercheurs sont récompensés mais dans un pourcentage assez faible, alors qu'en mathématiques (où il n'y a pas de prix Nobel, mais une médaille Fields décernée tous les quatre ans), nos compatriotes mathématiciens réalisent de véritables exploits.

1936 Drapeau : Finlande Lars AhlforsDrapeau : États-Unis Jesse Douglas
1950 Drapeau : France Laurent SchwartzDrapeau : Norvège Atle Selberg
1954 Drapeau : Japon Kunihiko KodairaDrapeau : France Jean-Pierre Serre
1958 Drapeau : Royaume-Uni Klaus RothDrapeau : France René Thom
1962 Drapeau : Suède Lars HormanderDrapeau : États-Unis John Milnor
1966 Drapeau : Royaume-Uni Michael AtiyahDrapeau : États-Unis Paul Cohen3 Alexandre GrothendieckDrapeau : États-Unis Stephen Smale
1970 Drapeau : Royaume-Uni Alan BakerDrapeau : Japon Heisuke HironakaDrapeau : URSS Sergueï NovikovDrapeau : États-Unis John Griggs Thompson
1974 Drapeau : Italie Enrico BombieriDrapeau : États-Unis David Mumford
1978 Drapeau : Belgique Pierre DeligneDrapeau : États-Unis Charles FeffermanDrapeau : URSS Gregori MargulisDrapeau : États-Unis Daniel Quillen
1982 Drapeau : France Alain ConnesDrapeau : États-Unis William ThurstonDrapeau : République populaire de Chine Shing-Tung Yau
1986 Drapeau : Royaume-Uni Simon DonaldsonDrapeau : Allemagne Gerd FaltingsDrapeau : États-Unis Michael Freedman
1990 Drapeau : URSS4 Vladimir DrinfeldDrapeau : Nouvelle-Zélande Vaughan JonesDrapeau : Japon Shigefumi MoriDrapeau : États-Unis Edward Witten
1994 Drapeau : Belgique Jean BourgainDrapeau : France Pierre-Louis LionsDrapeau : France Jean-Christophe YoccozDrapeau : Russie Efim Zelmanov
1998 Drapeau : Afrique du Sud Richard Ewen BorcherdsDrapeau : Royaume-Uni William Timothy GowersDrapeau : Russie Drapeau : France Maxim KontsevichDrapeau : États-Unis Curtis McMullen
2002 Drapeau : France Laurent LafforgueDrapeau : Russie Vladimir Voevodsky
2006 Drapeau : Russie Andreï OkounkovDrapeau : Russie Grigori Perelman (prix décliné)Drapeau : Australie Terence TaoDrapeau : France Wendelin Werner
2010 Drapeau : Israël Elon LindenstraussDrapeau : Viêt Nam-Drapeau : France Ngô Bảo ChâuDrapeau : Russie Stanislav SmirnovDrapeau : France Cédric Villani

En 2010, Cédric Villani a reçu cette suprême médaille. Dans le roman Théorème Vivant, il raconte l'élaboration du résultat qui lui a valu cette récompense : roman très accessible, il suffit de survoler les passages mathématiques que l'on ne comprend pas (chacun à son niveau d'incompréhension) pour poursuivre, avec l'auteur, le processus de création (car c'est bien de création dont il est question).



son site : http://cedricvillani.org/