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mardi 4 février 2014

Recette : Moocs à l'américaine (design signé Bill Gates)


Les Moocs sont désormais envisagés pour lutter contre l'échec scolaire. Véritable levier d'enseignement dans un cadre scolaire ou périscolaire, la video ci-dessous est un exemple réussi de Mooc donnant envie d'en savoir plus, en particulier sur la table périodique des éléments chimiques... Voilà une façon attractive d'aborder la physique et la chimie ! (#yaka faire la même chose en français)


En plus, tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sujet sans oser le demander a une réponse (lire ici) !

dimanche 2 février 2014

Innovation : étape 1

Avec un peu d'imagination, quelles applications intéressantes (et peut-être même utiles) pourrait-on faire avec cette technologie ? 



mardi 28 janvier 2014

Les disquettes d'antan atteintes d'Alzheimer

On est parfois surpris de certaines réactions du genre humain.
Il y a 10 ans, dans une entreprise, lorsque le management envisageait de produire un trombinoscope, il était fréquent de voir les personnes concernées rechigner à donner leur photo. Donc qu'une interface commune existe dans laquelle les quidams mettent de leur plein gré leur autoportrait accompagné de photos privées et du descriptif commenté de leurs dernières sorties, paraissait inimaginable... Pourtant Facebook a vu le jour provoquant l'engouement des internautes désireux de s'exprimer et de se mettre en lumière !
Jusqu'à se rendre compte que le référencement de leurs données pouvait devenir un problème lorsque l'oubli nécessaire à l'évolution n'existait pas, ce qui impliquait de créer des outils tels que Snapchat (lire ici) dont le principe repose justement sur la fugacité des échanges (correspondant à une forme d'expression orale et non écrite).

Or, il est malgré tout plus fréquent de déplorer l'obsolescence des solutions techniques que leur pérennité ! Si la biodiversité est appréhendée dans son écosystème naturel à protéger, il n'en va pas de même pour "l'infodiversité" que l'on fait rentrer au chausse-pied dans des solutions toujours plus vastes, plus standards, plus uniformes, plus centralisée.
D'où un réel problème : la dématérialisation des données va-t-elle engendrer une perte (irrémédiable) des données, de leur contexte, des "preuves" et éléments connexes relatives à ces données ? Les données stockées (sans les imprimer) il y a 15 ans dans une vieille disquette (floppy disk), ou dans un CD-rom il y a 10 ans, sont-elles irrémédiablement perdues ?
Votre collection de CD de musique constituée au fil des ans, des anniversaires et des Noels, est-elle vouée à finir chez un brocanteur, voire comme votre minitel dans un amusant musée vintage (celui des années N-10) parce qu'il n'y aura plus d'appareil pour lire ces CD ?
Certains scientifiques s'inquiètent de la perte des données (lire ici) qui seraient liées à un support obsolète. Le papier lui ne disparaît pas aussi vite et présente toujours des avantages indéniables !




Bergson s'était intéressé en 1896 à la dualité Matière-Mémoire (lire résumé wikipédia ici). Cette dualité a-t-elle du sens en ce qui concerne les objets en matière numérique ?
Si la matière contient de l'information (cette idée récente en sciences est très bien expliquée par Igor et Grichka Bogdanov dans leur livre la fin du hasard (paru chez Grasset) qui sont à l'histoire contemporaine des sciences ce qu'Alain Decault a été à l'histoire de l'ORTF : des conteurs d'exception !), donc si la matière contient de l'information, y a-t-il une zone physique de stockage de l'information, et par suite y a-t-il une zone de mémorisation de l'information ?
Chez Bergson, l'âme est le réceptacle du passé et le corps celui du présent. L'âme ancrée dans le passé contemplerait le présent en spectatrice.  
De sorte que les données seraient co-substantielles du support qui les contient. Les amateurs de disques Vinyles estiment bien souvent que certains enregistrements musicaux ont un petit supplément d'âme sur un support moins récent que sur un support réputé de meilleure qualité.
La théorie de l'information distingue 2 choses : l'information d'une part et son adresse d'autre part.
Mais s'il semble difficile d'envisager d'ajouter à ce couple un paramètre "temps" ou "contexte", peut-être faudra-t-il faire évoluer la notion "d'adresse physique" vers celui "d'adresse spatio-temporelle" pour re-produire un contenu dans son exhaustivité !
(On se rassure : un adressage spatio-temporel est actuellement un pur délire de science-fiction  ! )



mercredi 22 janvier 2014

Big Data : problème, opportunité, gageure... ?



Imaginons de créer une bibliothèque totale qui contiendrait tous les livres : ceux déjà publiés et ceux à venir, ceux dont les mots forment des phrases et ont du sens, et ceux dont les mots ne seraient que des suites aléatoires de caractères. Cette idée n'est pas neuve puisque c'est celle de J.-L. Borgès (voir Wikipedia ici), qui s'était lui-même inspiré d'une nouvelle de K. Lasswitz.
Umberto Eco, fasciné par les bibliothèques (et c'est bien normal ! lire ici) l'a reprise en la modifiant dans son roman Le nom de la Rose, dont le film a contribué à le faire connaître du grand public.

Imaginons à présent, puisque nous sommes en 2014, de créer cette bibliothèque uniquement en version digitale, une bibliothèque numérique ne contenant que des e-books : ceux qui ont du sens et ceux qui n'en ont pas, ceux qui existent déjà, ceux qui existeront et ceux qui n'ont aucune raison d'exister puisqu'ils ne veulent rien dire. Alors inexorablement, de braves internautes inventeraient des mots comme Big Data, comme cyber-attaques, etc. pour évoquer les problèmes (technologiques) relatifs à cette immense base de données que constituerait cette e-bibliothèque.

Mais est-ce que le problème réside vraiment dans la capacité à stocker (physiquement) ces données, à les gérer habilement en optimisant l'accès à ces données dans cette immense base ? Il y a fort à parier, compte tenu des progrès constants en électronique notamment, que l'on parviendra un jour prochain (à plus ou moins brève échéance) à miniaturiser suffisamment les composants, à augmenter les vitesses de flux, ainsi que le nombre d'opérations par secondes dans un ordinateur, pour savoir gérer une telle base (toujours dans l'hypothèse qu'elle existe). Ce n'est qu'une question de délais.

Le problème est plutôt qu'une telle bibliothèque est juste... une chimère ! Il n'est pas possible qu'une telle base de données existe, pour des raisons conceptuelles en fait. En effet, même en listant tous les livres (avec un ordre ou sans ordre - on peut convenir que l'ordre serait une règle de rangement, ou même un système de règles de rangement), il existe un moyen de prouver qu'il existe encore un livre non catalogué dans cette liste en utilisant un argument tout simple, appelé argument diagonal (lire ici). Pour aller un peu plus loin, on pourrait d'ailleurs dire que cette immense bibliothèque, infinie, pourrait en fait être contenue dans un seul livre quitte à faire des pages de plus en plus fines, ou si l'on décide de fixer une fois pour toute le nombre de pages de ce livre total, il suffirait alors de réduire (à l'infini) la taille des caractères utilisés sur ce nombre fini des pages...

Et donc, puisqu'une base de données ne pourra être infinie, il reste deux options :
- inventer (pour la première fois) de l'infini, créer des modes de générations de l"infini (on risquerait de froisser Dieu si l'on y parvient !) sur des supports physiques finis éventuellement même de petit format ;
- ne pas envisager des bases de données toujours plus grandes susceptibles de créer des soucis techniques engendrés par leurs trop grandes tailles, mais plutôt des systèmes de base de données à la bonne taille (faciles à gérer, à maîtriser), compatibles, astucieusement interconnectés (tous les neurones ne sont pas reliés directement entre eux !).

vendredi 10 janvier 2014

Les écrans souples

Depuis pas mal d'années (depuis 2008 précisément), on entend parler des écrans souples qui vont révolutionner la high-tech.
source : http://www.gizmodo.fr/2012/03/30/des-ecrans-souple-dans-nos-gadgets-cet-ete.html

On imagine bien volontiers que ce serait une révolution !
Or, chaque fois que l'on creuse un peu le sujet, on découvre l'inanité des articles qui fleurissent sur Internet : pas un seul article sérieux que le sujet ! rien que des fantasmes de pseudo-geeks et d'ahuris de tous poils prêts à raconter n'importe quelle baliverne pour faire de l'audience ou pour se prendre pour un leader d'opinion sur Internet, un découvreur de tendances, un dénicheur de talents, un mec-en-avance-sur-son-temps ! les écrans souples, ce sont des quenelles inventés par des crétins en mal d'affection comme dans l'article ci-dessus ?

Plus récemment (CES2014), on re-re-re-re-re-parle des écrans souples :
http://www.fastcodesign.com/3024405/why-curved-glass-will-change-gadget-design-forever
S'agit-il cette fois encore d'une baliverne ?

vendredi 3 janvier 2014

Qu'est-ce qui fait la grandeur de la France ? ses mathématiciens !

En écoutant les voeux du Président de la République, expliquant que le tableau n'est pas si sombre et qu'être français est une chance, on peut se demander quelles spécificités caractérisent les citoyens français : dans quel domaine peut-on se vanter d'être bien classé ?
En sport : malheureusement ce n'est pas flagrant ; en économie : les résultats ne sont guère probants ; en optimisme : on est bon dernier...

Et pourtant, il y a bien un domaine dans lequel nos succès sont incontestables ... ce sont les mathématiques et peu d'entre nous le savent !
Si on regarde la liste des prix Nobel de Physique ou de Chimie, nos chercheurs sont récompensés mais dans un pourcentage assez faible, alors qu'en mathématiques (où il n'y a pas de prix Nobel, mais une médaille Fields décernée tous les quatre ans), nos compatriotes mathématiciens réalisent de véritables exploits.

1936 Drapeau : Finlande Lars AhlforsDrapeau : États-Unis Jesse Douglas
1950 Drapeau : France Laurent SchwartzDrapeau : Norvège Atle Selberg
1954 Drapeau : Japon Kunihiko KodairaDrapeau : France Jean-Pierre Serre
1958 Drapeau : Royaume-Uni Klaus RothDrapeau : France René Thom
1962 Drapeau : Suède Lars HormanderDrapeau : États-Unis John Milnor
1966 Drapeau : Royaume-Uni Michael AtiyahDrapeau : États-Unis Paul Cohen3 Alexandre GrothendieckDrapeau : États-Unis Stephen Smale
1970 Drapeau : Royaume-Uni Alan BakerDrapeau : Japon Heisuke HironakaDrapeau : URSS Sergueï NovikovDrapeau : États-Unis John Griggs Thompson
1974 Drapeau : Italie Enrico BombieriDrapeau : États-Unis David Mumford
1978 Drapeau : Belgique Pierre DeligneDrapeau : États-Unis Charles FeffermanDrapeau : URSS Gregori MargulisDrapeau : États-Unis Daniel Quillen
1982 Drapeau : France Alain ConnesDrapeau : États-Unis William ThurstonDrapeau : République populaire de Chine Shing-Tung Yau
1986 Drapeau : Royaume-Uni Simon DonaldsonDrapeau : Allemagne Gerd FaltingsDrapeau : États-Unis Michael Freedman
1990 Drapeau : URSS4 Vladimir DrinfeldDrapeau : Nouvelle-Zélande Vaughan JonesDrapeau : Japon Shigefumi MoriDrapeau : États-Unis Edward Witten
1994 Drapeau : Belgique Jean BourgainDrapeau : France Pierre-Louis LionsDrapeau : France Jean-Christophe YoccozDrapeau : Russie Efim Zelmanov
1998 Drapeau : Afrique du Sud Richard Ewen BorcherdsDrapeau : Royaume-Uni William Timothy GowersDrapeau : Russie Drapeau : France Maxim KontsevichDrapeau : États-Unis Curtis McMullen
2002 Drapeau : France Laurent LafforgueDrapeau : Russie Vladimir Voevodsky
2006 Drapeau : Russie Andreï OkounkovDrapeau : Russie Grigori Perelman (prix décliné)Drapeau : Australie Terence TaoDrapeau : France Wendelin Werner
2010 Drapeau : Israël Elon LindenstraussDrapeau : Viêt Nam-Drapeau : France Ngô Bảo ChâuDrapeau : Russie Stanislav SmirnovDrapeau : France Cédric Villani

En 2010, Cédric Villani a reçu cette suprême médaille. Dans le roman Théorème Vivant, il raconte l'élaboration du résultat qui lui a valu cette récompense : roman très accessible, il suffit de survoler les passages mathématiques que l'on ne comprend pas (chacun à son niveau d'incompréhension) pour poursuivre, avec l'auteur, le processus de création (car c'est bien de création dont il est question).



son site : http://cedricvillani.org/